Assainir le Climat des Affaires en RDC, la Première Étape Nécessaire

La République démocratique du Congo cherche à assainir son climat un affaires décourageant mais améliorable. De sérieuses réformes sont déjà en cours.

JOHANNESBURG, GAUTENG, SOUTH AFRICA, October 15, 2019 /EINPresswire.com/ — Classée 184ème sur 190 dans le dernier rapport Doing Business de la Banque mondiale, la République démocratique du Congo n’a pas d’autre choix que de s’attaquer au défi de longue date que constitue un climat des affaires décourageant mais améliorable. De sérieuses réformes sont déjà en cours.

C’est un secret de polichinelle; le climat des affaires est depuis longtemps considéré comme la plus grosse épine dans le pied de la RDC dans sa quête d’investissements directs étrangers. D’une bureaucratie fastidieuse à une fiscalité lourde, en passant par des conditions d’entrée et de résidence parmi les plus dures du continent, les obstacles sont nombreux et connus. Toutefois, l’élection de Félix Tshisekedi, qui prononcera le discours d'ouverture du Forum InvestDRC, le président le plus pro-business que la RDC a eu jusqu’à présent, accompagne un changement d’état d’esprit. Afin d’attirer des capitaux étrangers, Kinshasa entend d’abord créer un environnement macro-économique propice en simplifiant son administration, en introduisant des incitations fiscales et en cherchant à assurer la nécessaire protection légale et juridique des investisseurs.

Plus c’est simple, mieux c’est

Quand il s’agit d’investir à l’étranger, les premières étapes qui s’imposent en toute logique consistent à se rendre sur place et, dans la plupart des cas, à ouvrir une entreprise. Pourtant, en RDC, ces deux démarches d’apparence anodines ont la réputation d’être exigeantes et coûteuses en temps. Obtenir un visa peut prendre des semaines tandis que pas moins de quatre ou cinq mois peuvent être perdus dans d’interminables démarches de création d’entreprise. Dans les deux cas, des réformes importantes sont en marche.

Premièrement, la diaspora congolaise – estimée à 16 millions de personnes – bénéficie d’une nouvelle régulation: désormais tout citoyen étranger d’origine congolaise peut obtenir automatiquement un visa d’entrée aux postes frontières, pour autant qu’il puisse prouver sa connexion avec la RDC. Cette réforme ouvre la voie à de futures « success stories » parmi les investisseurs de la diaspora. Plus généralement, un système d’e-visa en ligne voulu plus simple, plus rapide et moins cher devrait être accessible à tous les investisseurs en 2020.

Deuxièmement, les conditions d’enregistrement d’une entreprise ont déjà été considérablement améliorées grâce à un système de guichet unique : un seul guichet où toute la paperasserie – l’obtention des numéros d’identification nationale et d’imposition ou encore des différentes affiliations – peut maintenant être effectuée. En ce qui concerne la délivrance des permis des construire, un système similaire est également dans les tuyaux et devrait bientôt voir le jour. Le coût de création d’entreprise a aussi été réduit à $90 cette année contre $120 en 2018.

À en croire Anthony Nkinzo Kamole, le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), les résultats sont déjà visibles. Au moins 40 nouvelles compagnies sortent de terre chaque semaine et leur inscription prend entre trois et cinq jours.

Fiscalité: moins, c’est plus

Parmi les recommandations faites par la délégation du FMI, suite à sa visite à Kinshasa plus tôt cette année, figure une profonde restructuration du régime fiscal. Les problèmes de fond résident dans le nombre excessif de régies financières nationales (3) et provinciales (26) mais également dans la multiplication abusive des contrôles fiscaux, tous perçus comme des sources potentielles de corruption.

Problème chronique et spectre qu’on a souvent refusé de nommer directement, la corruption est aujourd’hui publiquement désignée comme étant l’ennemi à abattre. Le Président Félix Tshisekedi a dès lors promis de personnellement s’engager dans la vérification de la légalité et de la régularité de ces contrôles, afin de “gagner le féroce combat contre la corruption et rassurer the investisseurs sérieux.” Il pourra d’ailleurs compter sur le soutien des États-Unis dont l’ambassadeur en RDC, Mike Hammer, vient de signer une lettre d’entente allouant 10 millions de dollars au combat contre le crime et la corruption. Pour sa part, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a montré l’exemple dans la croisade anti-corruption en déclarant son patrimoine devant la Cour constitutionnelle du pays avant d’inviter les ministres de son gouvernement à en faire de même.

D’un point de vue concret, le ministre des Finances José Sélé Yalaghuli a amorcé l’ambitieuse informatisation des régies financières et la libéralisation du secteur financier, tandis que le ministre de l’Industrie Julien Paluku Kahongya – confirmé comme orateur au Forum InvestDRC – s’attelle à la création de zones économiques spéciales à l’image de celle qui prend actuellement forme à Maluku. Les entreprises basées en RDC profitent également d’un taux d’imposition sur les revenus et les bénéfices réduit à 30%, mais aussi d’une baisse sensible des taux de pénalités qui passent de 16% par jour à 2% par mois. Enfin, les petites et moyennes entreprises peuvent désormais s’adresser à un guichet unique en ce qui concerne le règlement de leurs impôts, et un système d’e-paiement des impôts devrait être introduit l’année prochaine pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille.

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Source: EIN Presswire